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Prière du quotidien

" Mon Dieu, donnez moi la sérénité d'accepter les choses que je ne peux changer, le courage de changer les choses que je peux changer, et la sagesse d'en connaître la différence"

Présence

« Pourquoi est-ce que vous voulez toujours avoir quelque chose ou aller quelque part? 

Pourquoi ne juste pas se détendre et être là, simplement en existant dans toutes vos cellules, habitant tout votre corps?  Nous sommes toujours en train de rechercher le bonheur et de rater le plaisir le plus simple, le plus fondamental d’être juste là.  Lorsque nous sommes réellement présents, cette présence elle-même est faîte de plénitude, de contentement et de  bonheur. 

Stoppez juste le tourbillon de vos pensées.  Laissez-vous vous relâcher et être là. »         H. Almaas  

voyage!

"Le vrai domicile de l'homme n'est pas une maison mais la route, et la vie elle-même est un voyage à faire à pied."
(Bruce Chartwin)

A côté de combien de merveilles passons nous?

 
Le musicien de rue était debout dans l'entrée de la station « Enfant
Plaza » du métro de Washington DC. Il a commencé à jouer du violon. C'était
un matin froid, en janvier dernier.
 
Il a joué durant quarante-cinq minutes. Pour commencer, la chaconne de la
2ème partita de Bach, puis l'Ave Maria de Schubert, du Manuel Ponce, du
Massenet et à nouveau, du Bach.
 
A cette heure de pointe, vers 8h du matin, quelque mille  personnes ont
traversé ce couloir, pour la plupart en route vers leur travail.
Après trois minutes, un homme d'âge mûr a remarqué qu'un musicien jouait.
 
Il a ralenti son pas, s'est arrêté quelques secondes puis a démarré  en
accélérant.
 
Une minute plus tard, le violoniste a reçu son premier dollar : en
continuant droit devant, une femme lui a jeté l'argent dans  son petit pot.
 
Peu après, un quidam s'est appuyé sur le mur d'en face pour l'écouter mais
il a regardé sa montre et a recommencé à marcher. Il était clairement en
retard.
 
Celui qui a marqué le plus d'attention fut un petit garçon qui devait
avoir trois ans. Sa mère l'a tiré, pressé mais l'enfant s'est arrêté pour
regarder le violoniste. Finalement sa mère l'a secoué et agrippé brutalement
afin que l'enfant reprenne le pas. Toutefois, en marchant,  il a gardé sa
tête tournée vers le musicien.
 
Cette scène s'est répétée plusieurs fois avec d'autres enfants. Et les
parents, sans exception, les ont forcés à bouger.
 
Durant les trois quarts d'heure de jeu du musicien, seules sept personnes
se sont vraiment arrêtées pour l'écouter un temps. Une vingtaine environ lui
a donné de l'argent tout en en continuant leur marche. Il a récolté 32
dollars.
 
Personne ne l'a remarqué quand il a eu fini de jouer. Personne n'a
applaudi.
 
Sur plus de mille passants, seule une personne l'a reconnu.
 
Ce violoniste était Joshua Bell, actuellement un des meilleurs musiciens
de la planète. Il a joué dans ce hall les partitions les plus difficiles
jamais écrites, avec un Stradivarius valant 3,5 millions de dollars.
 
Deux jours avant de jouer dans le métro, sa prestation future au théâtre
de Boston était « sold out » avec des prix avoisinant les 100 dollars la
place.
 
C'est une histoire vraie. L'expérience a été organisée par le « Washington
Post » dans le cadre d'une  enquête sur la perception, les goûts et les
priorités d'action des gens.
 
Les questions étaient : dans un environnement commun, à une heure
inappropriée, pouvons-nous percevoir la beauté ? Nous arrêtons-nous pour
l'apprécier ? Reconnaissons-nous le talent dans un contexte inattendu ?
 
Une des possibles conclusions de cette expérience pourrait être : si nous
n'avons pas le temps pour nous arrêter et écouter un des meilleurs
musiciens au monde, jouant pour nous gratuitement quelques-unes des plus
belles partitions jamais composées, avec un violon Stradivarius valant 3,5
millions de dollars, ...

à côté de combien d'autres choses passons-nous ?


A méditer ...

Et vous, quel est votre gros caillou? Votre Essentiel?

Un jour, un vieux professeur de l’Ecole Nationale d’Administration Publique (ENAP) fut engagé pour donner une formation sur la planification efficace de son temps à un groupe d’une quinzaine de dirigeants de grosses compagnies nord-américaines. Ce cours constituait l’un des cinq ateliers de leur journée de formation. Le vieux sage  n’avait donc qu’une heure pour "passer sa matière". Debout, devant ce groupe d’élite (qui était prêt à noter tout ce que l’expert allait enseigner), le vieux les regarda un par un, lentement, puis leur dit :

« Nous allons réaliser une expérience ».

De dessous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux sage sortit un grand récipient de plusieurs litres qu'il posa  délicatement en face de lui. Ensuite, il sortit environ une douzaine de cailloux à peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement, un par un, dans le grand pot. Lorsque le pot fut rempli jusqu’au bord et qu’il fut impossible d’y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda :

« Est-ce que ce pot est plein ? ».

Tous répondirent : « Oui ».

Il attendit quelques secondes et ajouta : « Vraiment ? ».

Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient rempli de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier s’infiltrèrent entre les cailloux... jusqu’au fond du pot.

Le vieux sage leva à nouveau les yeux vers son auditoire et redemanda « Est-ce que ce pot est plein ? »

Cette fois, ses brillants élèves commençaient à comprendre son manège. L’un d’eux répondit :

« Probablement pas ! ».

« Bien ! » répondit le vieux sage

Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table une casserole de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier. Encore une fois, il demanda : « Est-ce que ce pot est plein ? ». Cette fois, sans hésiter et en chœur, les brillants élèves répondirent « Non ! » .

« Bien ! » répondit le vieux sage

Et comme s’y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet d’eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu’à ras bord. Le vieux sage leva alors les yeux vers son groupe et demanda : « Quelle grande vérité nous démontre cette expérience ? »

Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours, répondit :

« Cela démontre que même lorsque l’on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire ».

« Non » répondit le vieux sage « Ce n’est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante : si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous, ensuite ».

Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience, de l’évidence de ces propos.

Le vieux sage leur dit alors

« Quels sont les gros cailloux dans votre vie ? Votre santé ? Votre famille ? Vos ami(e)s ? Réaliser vos rêves ? Faire ce que vous aimez ? Apprendre ? Défendre une cause ? Relaxer ? Prendre le temps ... ? Ou... toute autre chose ?

Ce qu’il faut retenir, c’est l’importance de mettre ses GROS CAILLOUX en premier dans sa vie, sinon on risque de ne pas réussir... sa vie. Si on donne priorité aux peccadilles (le gravier, le sable), on remplira sa vie de peccadilles et on n’aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments importants de sa vie. Alors, n’oubliez pas de vous poser à vous-même la question :

"Quels sont les GROS CAILLOUX dans ma vie ?"

« Ensuite, mettez-les en premier dans votre pot (votre vie). »

D’un geste amical de la main, le vieux professeur salua son auditoire et lentement quitta la salle.

 


Charles de Radiguès   |   Terres au Souffle de Lumière - 6 rue du Relais - 1370 LUMAY  |  Tel: 0478 688 010  |   E-mail : charles@geode.be